L’essentiel à retenir : La Suisse innove en prévention hospitalière avec l’IA QUMEA pour les chutes et des programmes de suivi post-hospitalisation (Promotion Santé Suisse). Selon Deloitte, 30 milliards d’économies d’ici 2040 en réduisant les coûts curatifs. Ces initiatives améliorent la sécurité, réduisent les réadmissions et renforcent la durabilité du système de santé par technologie et programmes ciblant les risques élevés.
Les innovations suisses en prévention hospitalière répondent aux défis critiques du système de santé, où les dépenses atteignent 11,7% du PIB et les infections nosocomiales menacent sa durabilité. Capteurs 3D discrets utilisant l’IA pour prévenir les chutes et programmes d’éducation thérapeutique cardiaque réduisent les réadmissions, améliorent la sécurité et optimisent les ressources. Soutenues par Promotion Santé Suisse et les Établissements Hospitaliers du Nord vaudois, ces solutions transforment la prévention en levier essentiel pour un système de santé résilient, humain et efficient, améliorant la qualité de vie et réduisant les coûts à long terme.
- La prévention hospitalière en Suisse : un enjeu stratégique et économique
- Promotion Santé Suisse : le moteur institutionnel de l’innovation préventive
- L’intelligence artificielle au service de la sécurité des patients
- Des programmes de suivi ciblés pour réduire les réadmissions
- Vers un écosystème de santé préventif et connecté
La prévention hospitalière en Suisse : un enjeu stratégique et économique
Le système de santé suisse coûte 91,5 milliards (11,7% du PIB) en 2022. Depuis 1960, elles ont quintuplé (2 000 → 10 000 CHF). Cette croissance et le vieillissement exigent des solutions innovantes pour maîtriser coûts et qualité des soins.
La mise en œuvre accrue de la prévention et de la numérisation pourrait réduire la facture des soins de 30 milliards de francs d’ici 2040, en diminuant par deux les coûts des traitements curatifs.
Cette réduction repose sur l’augmentation des dépenses en prévention et l’optimisation numérique. Promotion Santé Suisse investit 10,5 M CHF sur 2-4 ans. Ses projets ciblent maladies non transmissibles, addictions et santé psychique. Le projet « WilaDina » accompagne patients vulnérables après hospitalisation pour prévenir suicides. Programme cardiaque suivi 30 jours, réduisant réadmissions et améliorant qualité de vie.
Les Établissements Hospitaliers du Nord vaudois utilisent une IA suisse de QUMEA. Leur capteur radar 3D détecte chutes, escarres et sorties de lit sans caméra, garantissant confidentialité. Testés avec succès, notamment la nuit. L’OFSP et HPCI.ch luttent contre les infections nosocomiales via la Stratégie NOSO, alertes épidémiologiques et formations spécialisées. Ces initiatives renforcent sécurité et optimisent soins.

Promotion Santé Suisse : le moteur institutionnel de l’innovation préventive
Promotion Santé Suisse, fondation privée soutenue par cantons et assureurs, initie, coordonne et évalue des mesures de santé. Elle catalyse des innovations comme WilaDina (prévention des tentatives de suicide après hospitalisation) et l’éducation thérapeutique pour insuffisance cardiaque. Ces projets, intégrés au système de soins, réduisent complications et réadmissions. Elle s’appuie sur la Stratégie nationale MNT (OFSP/CDS), en partenariat étroit avec professionnels de santé et autorités cantonales.
Investissement annuel de 6 M CHF jusqu’en 2024 (10,5 M pour le troisième cycle). Un franc investi dans la prévention du tabagisme génère jusqu’à 41 francs d’économies. Ces fonds ciblent MNT (80% des coûts), addictions et santé psychique. MNT et troubles psychiques représentent 51% des dépenses totales, soulignant l’urgence d’agir en amont. Objectif : intégrer solutions préventives via technologies avancées et suivi post-hospitalier pour réduire réadmissions.
Les priorités :
- MNT (diabète, cancer, maladies cardiovasculaires) : 2,2 millions de personnes, 80% des coûts de santé.
- Addictions : tabac (25% jeunes), alcool (20% adultes), facteurs clés de complications graves.
- Santé psychique : programmes pour jeunes femmes et prévention des chutes, appel à projets 2026 sur le repérage précoce des maladies psychiques chez les jeunes femmes.
Ces actions ciblent les personnes à risque, renforçant la collaboration entre acteurs de la prévention. Le capteur radar suisse eHnv/QUMEA détecte chutes, escarres et agitations en temps réel via signaux radar sans caméra, garantissant confidentialité et sécurité. Conçu et fabriqué en Suisse, il assure souveraineté technologique. Éducation thérapeutique pour insuffisance cardiaque inclut suivi médical-infirmier jusqu’à 30 jours après sortie, ajustement des traitements et gestion des symptômes, réduisant les réadmissions. Coordination entre professionnels et patients.
L’intelligence artificielle au service de la sécurité des patients
Les chutes hospitalières touchent près de 90 000 seniors en Suisse chaque année, causant des complications graves et des coûts élevés. Ces incidents augmentent la durée des séjours et fragilisent la santé des patients vulnérables. Une approche proactive et technologique est indispensable pour les prévenir efficacement.
QUMEA, société soleuroise fondée en 2019, propose un capteur radar 3D discret. Ses signaux électromagnétiques sont 100 fois plus faibles qu’un Wi-Fi, sans captation d’images. Aucune donnée personnelle n’est collectée, assurant une confidentialité totale. La technologie respecte les normes suisses les plus strictes en matière de protection des données. Conçu et fabriqué en Suisse, QUMEA garantit une souveraineté technologique et un haut niveau de sécurité.
L’IA analyse en temps réel les mouvements pour identifier les risques. Elle détecte les sorties de lit, chutes, agitation et micro-mouvements comme la respiration ou les battements cardiaques. Les fonctionnalités incluent :
- Détection précoce des chutes pour intervention immédiate
- Prévention des escarres via suivi régulier de la position
- Alertes instantanées pour sorties de lit non autorisées
- Surveillance de l’activité nocturne et de l’agitation
- Intégration fluide aux systèmes d’alarme existants
Elle analyse même les micro-mouvements comme la respiration ou les battements cardiaques, offrant une vue complète de l’état du patient. Cette surveillance continue garantit une réactivité optimale.
Les Établissements Hospitaliers du Nord vaudois (eHnv) ont déployé QUMEA après une phase pilote réussie en 2024. Le système est installé dans 17 chambres à Yverdon-les-Bains et sera étendu à Chamblon en mai 2025. Déjà utilisé dans plus de 100 institutions, il a reçu le Swiss Medtech Award 2025. Avec un Net Promoter Score de 85, les utilisateurs saluent sa fiabilité et son efficacité. Sa précision nocturne réduit significativement les incidents critiques. Cette innovation suisse renforce la sécurité des patients et optimise l’organisation des soins. Les eHnv soulignent son rôle dans une médecine innovante, humaine et sûre, adaptée au vieillissement de la population. Elle contribue aussi à prévenir d’autres incidents comme les infections sur cathéter.
Des programmes de suivi ciblés pour réduire les réadmissions
En Suisse, 20 % des patients sont réadmis sous 30 jours, souvent pour des complications évitables. Les innovations suisses en prévention hospitalière combinent technologie et éducation pour optimiser la transition, selon l’OMS et la HAS.
Promotion Santé Suisse finance des programmes concrets. Deux initiatives clés : suivi cardiovasculaire et santé mentale.
| Nom du Projet | Objectif Principal | Public Cible | Innovation Clé |
|---|---|---|---|
| WilaDina – Nous ne vous laisserons pas seuls | Réduire les tentatives de suicide post-hospitalisation | Patients vulnérables psychiquement | Application mobile pour réseautage des aidants |
| Éducation thérapeutique et filière cardiaque | Diminuer ré-hospitalisations et améliorer qualité de vie | Patients en décompensation cardiaque | Suivi médico-infirmier jusqu’à 30 jours post-sortie |
Ces initiatives reposent sur une collaboration entre établissements, patients et aidants pour un suivi personnalisé, renforçant l’autonomie et prévenant les complications.
L’éducation thérapeutique commence avant la sortie. Une équipe suit les patients 30 jours post-sortie, couvrant physiologie, symptômes et médicaments.
L’objectif est de mieux faire comprendre la maladie, d’interpréter les symptômes et de gérer les médicaments pour diminuer les ré-hospitalisations et améliorer la qualité de vie.
- Mieux comprendre la pathologie.
- Savoir interpréter les symptômes d’alerte.
- Gérer correctement les médicaments prescrits.
- Adopter des habitudes de vie saines.
Ce projet réduit les réadmissions de 41,6 % à 30 jours et 49,5 % à 90 jours. La qualité de vie s’améliore pour 80 % des patients (essoufflement, fatigue, sommeil).
WilaDina, financé par Promotion Santé Suisse, utilise une application mobile connectant patients, aidants et professionnels. Fonctionnalités : contacts d’urgence, rappels et plans d’action. Des formations et soirées d’information renforcent le réseau de soutien, réduisant les tentatives de suicide post-sortie.
Vers un écosystème de santé préventif et connecté
La Suisse construit un écosystème de santé préventif grâce à Promotion Santé Suisse. Cette fondation investit près de 6 millions de francs par an pour des projets ciblant les maladies non transmissibles, les addictions et la santé psychique. Des initiatives concrètes comme WilaDina, qui accompagne les patients vulnérables après l’hospitalisation pour prévenir les tentatives de suicide, et l’éducation thérapeutique pour l’insuffisance cardiaque, réduisent les réadmissions. Les Établissements Hospitaliers du Nord vaudois utilisent également l’IA de QUMEA pour détecter les risques de chutes et d’escarres, améliorant la sécurité des patients.
Malgré ces avancées, le Dossier Électronique du Patient (DEP) peine à se développer. Seuls 0,28 % de la population l’a activé en 2023. Les freins incluent le financement, l’interopérabilité des systèmes et la convivialité. Des hubs comme Genolier ou le Switzerland Innovation Park East favorisent la collaboration entre hôpitaux, chercheurs et entreprises, accélérant l’adoption de solutions innovantes.
L’objectif final reste l’amélioration de la qualité de vie des patients. Les innovations suisses, alliant technologies avancées et suivi post-hospitalier, visent à réduire les réadmissions et les événements indésirables. Avec une approche méthodique et collaborative, la Suisse se positionne comme un modèle inspirant pour une santé durable et centrée sur le patient.
En synthèse, la Suisse innove avec des solutions intégrées : soutien institutionnel via Promotion Santé Suisse, IA pour la sécurité (QUMEA), et programmes de suivi post-hospitalier (WilaDina, éducation cardiaque). Malgré des défis comme l’adoption du DEP, cette approche collaborative vise une santé durable, centrée sur le patient et la prévention proactive.
FAQ
Quelles sont les principales innovations suisses en prévention hospitalière ?
Les innovations suisses en prévention hospitalière couvrent des solutions technologiques et des programmes structurés. Parmi celles-ci, on trouve :
- Un capteur 3D radar développé par QUMEA pour la détection précoce des chutes, sans caméra ni collecte de données personnelles ;
- Le projet WilaDina, une application mobile de soutien psychosocial pour prévenir les tentatives de suicide ;
- Un programme d’éducation thérapeutique pour l’insuffisance cardiaque, incluant un suivi ambulatoire jusqu’à 30 jours post-hospitalisation ;
- Des initiatives coordonnées par Promotion Santé Suisse ciblant les maladies non transmissibles, les addictions et la santé psychique.
Ces mesures concrètes illustrent une approche méthodique pour réduire les risques et améliorer la qualité des soins.
Comment la Suisse finance-t-elle les projets de prévention hospitalière ?
Le financement des projets de prévention hospitalière en Suisse est principalement assuré par Promotion Santé Suisse, une fondation soutenue par les cantons et les assureurs maladie. Cette organisation dispose d’une enveloppe de 10,5 millions de francs suisses pour le troisième cycle de soutien, soit environ 6 millions de francs par an en moyenne jusqu’en 2024. Ces fonds sont dédiés à des initiatives ciblées dans les domaines des maladies non transmissibles, des addictions et de la santé psychique, afin d’intégrer des mesures préventives efficaces dans le système de soins.
Quel rôle joue l’intelligence artificielle dans la prévention des chutes hospitalières ?
L’intelligence artificielle joue un rôle clé dans la prévention des chutes grâce à des dispositifs comme celui développé par QUMEA. Ce capteur 3D utilisant des signaux radar analyse en continu la mobilité des patients sans collecter d’images ou de données personnelles. Il détecte précocement les risques de chute, les sorties de lit non autorisées ou l’agitation, et envoie des alertes immédiates au personnel soignant. Testé avec succès dans les Établissements Hospitaliers du Nord vaudois, cette technologie améliore la sécurité des patients vulnérables, notamment pendant la nuit, tout en garantissant la confidentialité des données.
Comment les programmes de suivi post-hospitalisation réduisent-ils les réadmissions ?
Les programmes de suivi post-hospitalisation réduisent les réadmissions en renforçant l’autonomie des patients. Par exemple, le projet d’éducation thérapeutique pour l’insuffisance cardiaque enseigne aux patients à interpréter les symptômes, gérer leurs médicaments et adopter des habitudes de vie saines. De même, le projet WilaDina utilise une application mobile pour créer un réseau de soutien entre aidants, prévenant l’isolement et les risques psychiques. Ces approches permettent une transition sécurisée vers le domicile et diminuent significativement les réhospitalisations.
Quels sont les domaines prioritaires de Promotion Santé Suisse ?
Promotion Santé Suisse cible trois domaines prioritaires : les maladies non transmissibles (comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète), les addictions (alcool, tabac, drogues) et la santé psychique. Ces axes sont choisis en raison de leur impact majeur sur la qualité de vie et les coûts du système de santé. La fondation concentre ses efforts sur les personnes déjà malades ou à risque élevé, afin d’agir en amont des complications et de promouvoir des soins de prévention efficaces et durables.