L’essentiel à retenir : La surveillance nationale des maladies infectieuses en Suisse repose sur Sentinella et le CNRG, analysant en temps réel les virus respiratoires. Grâce à la collaboration entre OFSP, médecins et laboratoires, ces données permettent d’adapter les vaccins, guider les traitements et renforcer la prévention. En 2025, 35 échantillons montrent une circulation faible (6 SARS-CoV-2, 1 grippe A, 1 VRS), illustrant l’efficacité du système.
La surveillance nationale des infections en Suisse est un pilier crucial de la santé publique, indispensable face aux épidémies imprévisibles et aux menaces infectieuses en constante évolution et mutation. Coordonné par l’OFSP et Swissnoso, le système combine réseaux médicaux, centres nationaux de référence et données hospitalières pour suivre en temps réel l’évolution des virus respiratoires (grippe, SARS-CoV-2, VRS) et des infections nosocomiales. Grâce à ces données essentielles et actualisées, les autorités sanitaires anticipent les vagues épidémiques, adaptent les vaccins, optimisent les traitements et renforcent les mesures de prévention, garantissant une protection efficace pour la santé de tous.
- Les fondements de la surveillance des infections en Suisse
- Le système Sentinella : un pilier de la surveillance ambulatoire
- Analyse et caractérisation des virus respiratoires au niveau national
- La surveillance des infections associées aux soins (IAS) : un enjeu hospitalier majeur
Les fondements de la surveillance des infections en Suisse
La surveillance des infections respiratoires en Suisse repose sur un dispositif robuste et collaboratif. Il permet de détecter rapidement les épidémies et d’orienter les mesures de santé publique. Ce système est indispensable pour protéger la population contre les virus comme la grippe, le SARS-CoV-2 et le VRS. Une approche méthodique assure une réponse efficace aux menaces sanitaires.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) coordonne la surveillance nationale. Les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) hébergent des centres de référence, dont le CNRG (grippe, SARS-CoV-2, VRS), le CRIVE et le CNRRR. Leur collaboration assure une surveillance complète et précise.
Un système de surveillance national, méthodique et réactif, constitue le socle de la protection de la population contre les menaces infectieuses, en fournissant les données essentielles à une prise de décision éclairée.
Le système Sentinella, mis en place en 1986, mobilise des médecins envoyant des prélèvements au CNRG. Ce laboratoire analyse grippe, SARS-CoV-2 et VRS. Le système CH-SUR, étendu au COVID-19 en 2020, regroupe six hôpitaux depuis décembre 2023. Ils suivent hospitalisations, soins intensifs et statut vaccinal. En semaine 44 de 2025, 35 échantillons montraient 6 cas de SARS-CoV-2, 1 grippe A et 1 VRS, circulation faible. Les données analysées par l’OFSP guident les stratégies vaccinales et sont partagées via des rapports hebdomadaires. CH-SUR est coordonné par l’OFSP, l’Institut de santé mondiale et les HUG.
Le système Sentinella : un pilier de la surveillance ambulatoire
Le système Sentinella, géré par l’OFSP, des médecins et l’Université de Berne depuis 1986, est un pilier central de la surveillance des infections respiratoires en Suisse. Ce réseau de déclaration volontaire fait partie d’un dispositif national complet incluant la déclaration obligatoire et une surveillance hospitalière depuis 2018. Il assure un suivi épidémiologique et virologique essentiel, couvrant d’autres maladies mais se concentrant sur la grippe et les virus respiratoires.
Plus de 200 médecins généralistes, internistes et pédiatres, répartis sur tout le territoire suisse, participent activement. Chaque semaine, ils déclarent les cas d’infections respiratoires aiguës (IRA). Environ la moitié d’entre eux envoient des prélèvements nasopharyngés au Centre National de Référence pour la Grippe (CNRG) pour analyse virologique. Leur engagement bénévole garantit une couverture géographique et démographique représentative, cruciale pour la précision des données.
Les critères de déclaration suivent strictement les normes de l’OMS. Une IRA se définit par une toux, un mal de gorge ou un rhume d’origine infectieuse. Le syndrome grippal (ILI) inclut une fièvre soudaine supérieure à 38°C. Ces définitions standardisées assurent une collecte de données fiable et comparable à l’international, facilitant la détection précoce des épidémies et une réponse rapide des autorités sanitaires.
Le CNRG analyse les échantillons pour détecter SARS-CoV-2, grippe A/B et VRS. En semaine 44 de 2025, 35 échantillons ont révélé 6 cas de SARS-CoV-2, 1 de grippe A et 1 de VRS, indiquant une circulation virale encore faible. Pour les cas de grippe, le CNRG effectue un sous-typage détaillé, évalue la proximité antigénique avec les souches vaccinales, identifie les mutations de résistance et réalise un génotypage. Ces analyses informent directement les stratégies vaccinales et les mesures de santé publique. Les résultats sont publiés chaque semaine dans le bulletin de l’OFSP, permettant une diffusion rapide aux professionnels de santé et au grand public.
- Rôle : Déclaration hebdomadaire des IRA.
- Participants : Médecins généralistes, internistes et pédiatres volontaires.
- Collecte : Envoi de prélèvements au CNRG.
- Objectif : Surveillance épidémiologique et virologique en ambulatoire.
Analyse et caractérisation des virus respiratoires au niveau national
Le Centre National de Référence pour la Grippe (CNRG) répond à une nécessité pour les autorités sanitaires depuis des décennies. Il analyse les prélèvements du système Sentinella pour identifier les virus respiratoires circulants.
Ce réseau de médecins de premier recours, incluant généralistes et pédiatres, envoie régulièrement des échantillons nasopharyngés. La collaboration assure une surveillance continue, essentielle pour anticiper les épidémies et protéger la population.
En octobre 2025, 35 échantillons ont été analysés. Parmi eux, 6 cas de SARS-CoV-2, 1 grippe A et 1 VRS. Ces résultats indiquaient une circulation faible des virus respiratoires à cette période.
La détection précoce est cruciale pour une réponse sanitaire efficace. Ce suivi régulier permet d’agir en temps réel pour limiter la propagation et protéger les populations vulnérables.
Lorsqu’un échantillon est positif pour la grippe, le CNRG réalise une caractérisation détaillée. Cela inclut :
- Sous-typage des virus de la grippe A
- Évaluation de la proximité antigénique avec les souches vaccinales actuelles
- Génotypage pour suivre l’évolution génétique
- Identification de mutations liées à la résistance aux antiviraux
Ces analyses permettent de suivre l’émergence de nouveaux variants et d’adapter les traitements. Elles sont cruciales pour la santé publique et la préparation des vaccins.
| Virus | Système de surveillance principal | Analyses spécifiques | Acteur clé |
|---|---|---|---|
| Grippe (Influenza A/B) | Système Sentinella et Surveillance hospitalière | Caractérisation (souches vaccinales, résistance) | CNRG |
| SARS-CoV-2 (COVID-19) | Surveillance génomique et Sentinella | Détection et suivi des variants | CNRG |
| Virus Respiratoire Syncytial (VRS) | Système Sentinella | Surveillance saisonnière (nourrissons, personnes âgées) | CNRG |
Ces données guident l’adaptation des vaccins et des stratégies de traitement. Elles protègent les populations vulnérables en ciblant les souches dominantes.
Une surveillance rigoureuse est essentielle pour la santé publique. Sans elle, les épidémies pourraient se propager sans contrôle. Les données collectées aident à prendre des décisions éclairées et à sauver des vies.
La surveillance des infections associées aux soins (IAS) : un enjeu hospitalier majeur
Les infections associées aux soins (IAS) constituent un enjeu majeur de santé publique. Elles surviennent pendant les soins médicaux et menacent gravement la sécurité des patients. Selon les données nationales, près de 6% des patients hospitalisés contractent une IAS chaque année, ce qui représente des centaines de cas évitables.
Chaque année, des milliers de patients contractent des IAS en milieu hospitalier, augmentant les risques de complications et de décès. Une vigilance accrue et des mesures préventives rigoureuses sont cruciales pour les limiter. Leur impact sur la durée d’hospitalisation et les coûts sanitaires est significatif.
Swissnoso, le Centre national de Prévention des Infections, coordonne la surveillance des IAS en Suisse. Il collecte et analyse les données via l’enquête CH-PPS, publiant des rapports annuels pour guider les établissements vers des méthodes de prévention efficaces. Ces rapports permettent de suivre l’évolution des tendances et d’adapter les protocoles au niveau national.
Les types d’infections surveillées incluent les infections du site opératoire (ISO), les infections urinaires et les infections du sang liées aux cathéters. Les ISO restent un défi majeur, notamment en chirurgie colorectale où le taux atteint jusqu’à 22,2% selon les études récentes.
Une étude (2016-2021) indique 3,86 CLABSI et 0,18 CRBSI pour 1000 jours-cathéter. Selon HAL Science, la résistance aux antibiotiques en USI passe de 13,1% à plus de 60% en 30 jours, soulignant la nécessité d’une surveillance continue pour éviter des complications graves. Ces chiffres démontrent l’importance des protocoles de stérilisation et du suivi rigoureux des cathéters.
La stratégie suisse StAR, en coordination avec l’OMS, lutte contre l’antibiorésistance, touchant une infection bactérienne sur six selon les données mondiales de 2023. La résistance progresse rapidement, notamment chez les bactéries Gram négatif comme Klebsiella pneumoniae et E. coli, mettant en danger les traitements existants et augmentant les risques de décès.
« La surveillance rigoureuse des infections associées aux soins est indispensable pour garantir la sécurité des patients et préserver l’efficacité de nos traitements, notamment face à la menace croissante de l’antibiorésistance. »
Les bactéries multi-résistantes exigent un suivi rigoureux pour prévenir les épidémies. Des protocoles stricts et une utilisation responsable des antibiotiques sont essentiels pour inverser cette tendance et protéger les soins futurs. Swissnoso recommande des actions concrètes pour limiter la propagation de ces souches résistantes.
Pour en savoir plus sur les types d’infections surveillées, consultez notre guide détaillé.
L’impact de la surveillance sur la prévention et la santé publique
Depuis 1986, le système Sentinella et le Centre National de Référence pour la Grippe (CNRG) suivent la grippe, le SARS-CoV-2 et le VRS. Les médecins envoient des prélèvements pour analyse. En 2025, 35 échantillons ont révélé 6 cas de SARS-CoV-2. Ces données permettent de déclencher des alertes sanitaires, d’adapter les vaccins et de guider les professionnels. La collecte rigoureuse n’est pas une fin en soi, mais un outil essentiel pour protéger la population.
Les données orientent les stratégies de prévention. Une hausse des cas de grippe déclenche des campagnes de vaccination ciblées. Les infections associées aux soins justifient des renforcements des protocoles d’hygiène. Par exemple, la surveillance du VRS a conduit à recommander le nirsevimab pour les nourrissons en 2025. La Loi sur les épidémies (LEp) encadre ces mesures, garantissant une réponse structurée aux menaces.
L’OFSP pilote la surveillance en collaboration avec des partenaires internationaux comme l’ECDC et le CDC. La coordination entre l’OFSP, les médecins, les laboratoires et les hôpitaux est essentielle. Cette collaboration entre tous les acteurs assure une réponse rapide et efficace. Chaque entité assure un rôle clé dans la chaîne de prévention.
Les mesures de prévention de base, inspirées par ces données, protègent efficacement la population. Voici leurs impacts clés :
- Anticiper les vagues épidémiques : Permet de préparer le système de santé et d’allouer les ressources en temps réel.
- Adapter les vaccins : Les données sur les souches circulantes guident la composition des vaccins grippaux, assurant leur efficacité.
- Guider les traitements : La surveillance de l’antibiorésistance aide les médecins à choisir les antibiotiques les plus appropriés.
- Renforcer la prévention : Justifie et oriente les campagnes d’hygiène et de vaccination pour protéger les plus vulnérables.
La surveillance nationale des infections en Suisse constitue un pilier essentiel de la santé publique. Grâce à une collaboration entre acteurs, elle permet d’anticiper les épidémies, d’adapter les vaccins, de guider les traitements et de renforcer la prévention. Ces données stratégiques protègent la population et assurent une réponse rapide aux menaces infectieuses.
FAQ
Comment les infections sont-elles contrôlées en Suisse ?
La Suisse dispose d’un système structuré de surveillance des infections, reposant sur plusieurs piliers coordonnés par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Ce dispositif intègre le système Sentinella pour les infections respiratoires en ambulatoire et Swissnoso pour les infections associées aux soins en milieu hospitalier. Une attention particulière est portée à la collecte de données précises et à leur analyse rapide, afin de déclencher des mesures préventives adaptées.
Il est important de noter que cette surveillance repose sur une collaboration étroite entre médecins, laboratoires, hôpitaux et autorités sanitaires. Des mesures concrètes comme la déclaration obligatoire de certaines maladies et le suivi régulier des épidémies permettent de protéger efficacement la population.
Quelles maladies infectieuses font l’objet d’une surveillance en Suisse ?
En Suisse, la surveillance cible principalement les infections respiratoires (grippe, SARS-CoV-2, virus respiratoire syncytial), ainsi que les infections associées aux soins (IAS) comme les infections du site opératoire, les infections urinaires associées aux cathéters et les septicémies liées aux cathéters. Des données sur la résistance aux antibiotiques sont également collectées pour anticiper les menaces liées à l’antibiorésistance.
Des organismes comme le Centre National de Référence pour la Grippe (CNRG) et Swissnoso analysent régulièrement ces données. Ces informations permettent d’adapter les stratégies de vaccination et de prévention, notamment face aux épidémies saisonnières ou aux menaces émergentes.
Quelle institution gère la surveillance des infections nosocomiales en Suisse ?
Il convient de préciser que la question mentionne la France, alors que le sujet porte sur la Suisse. En Suisse, la surveillance des infections nosocomiales est principalement assurée par Swissnoso, en collaboration avec l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Swissnoso collecte et analyse les données au niveau national, en partenariat avec les hôpitaux et les centres de référence.
Une attention particulière est portée à la prévention des infections associées aux soins (IAS), avec des objectifs clairs comme réduire leur prévalence à 4 % d’ici 2035. Les recommandations issues de cette surveillance guident les protocoles d’hygiène et les stratégies de contrôle au sein des établissements de santé.
Quels virus circulent actuellement en janvier 2025 en Suisse ?
Selon les données de surveillance pour les semaines 40 à 44 de 2025, les virus en circulation comprenaient principalement le SARS-CoV-2, le virus de la grippe A et le virus respiratoire syncytial (VRS). À cette période, la circulation de ces agents infectieux était encore faible, avec 6 cas de SARS-CoV-2, 1 de grippe A et 1 de VRS détectés sur 35 échantillons analysés.
Il est important de souligner que cette surveillance continue permet de suivre l’évolution des virus et d’anticiper les éventuelles augmentations de circulation. Les informations recueillies aident à adapter les campagnes de vaccination et les conseils sanitaires pour la population.
Quel est le processus de contrôle des infections en Suisse ?
Le contrôle des infections en Suisse repose sur un système de déclaration et de surveillance structuré. Le système Sentinella, actif depuis 1986, implique des médecins de premier recours qui déclarent les cas d’infections respiratoires et envoient des prélèvements au Centre National de Référence pour la Grippe (CNRG). Parallèlement, Swissnoso supervise les infections nosocomiales à travers des modules dédiés comme la surveillance des infections du site opératoire.
Les données collectées sont analysées par des experts pour identifier les tendances et déclencher des mesures précises. Une attention particulière est portée à la rapidité de la réponse, notamment en cas de hausse des cas ou d’apparition de souches résistantes. Ce cadre précis garantit une protection efficace de la santé publique.
Quels sont les principaux types d’infections surveillés en Suisse ?
Les principaux types d’infections surveillés en Suisse incluent les infections respiratoires virales (grippe, SARS-CoV-2, VRS), les infections associées aux soins (IAS) comme les infections du site opératoire, les infections urinaires associées aux cathéters et les septicémies liées aux cathéters, ainsi que les résistances bactériennes aux antibiotiques.
Une attention particulière est portée à ces pathologies en raison de leur impact sur la santé publique et la sécurité des patients. La surveillance de ces infections permet d’adapter les stratégies de prévention et de traitement, en tenant compte des spécificités épidémiologiques suisses.
Quelles sont les maladies infectieuses les plus fréquemment surveillées en Suisse ?
Les maladies infectieuses les plus fréquemment surveillées en Suisse sont principalement les infections respiratoires (grippe, SARS-CoV-2, VRS) et les infections associées aux soins (IAS), telles que les infections du site opératoire et les infections urinaires. Ces pathologies font l’objet d’une surveillance continue en raison de leur prévalence et de leurs risques pour la santé publique.
Le Centre National de Référence pour la Grippe (CNRG) et Swissnoso jouent un rôle clé dans cette surveillance. Les données recueillies permettent de suivre l’évolution des souches virales, d’adapter les vaccins et de renforcer les mesures de prévention dans les établissements de santé.
Quels sont les trois axes principaux de la surveillance des maladies en Suisse ?
Les trois axes principaux de la surveillance des maladies en Suisse sont : la surveillance ambulatoire via le système Sentinella, la surveillance hospitalière des infections associées aux soins par Swissnoso, et le suivi national des résistances bactériennes via ANRESIS. Ces volets couvrent à la fois les infections virales et bactériennes, ainsi que les menaces émergentes.
Cette approche multi-facettes permet une réponse rapide et coordonnée aux épidémies. Il est important de noter que la collaboration entre les différents acteurs, y compris les médecins, les laboratoires et les autorités sanitaires, est essentielle à l’efficacité de ce dispositif.
Quels types de surveillance existent pour les infections en Suisse ?
En Suisse, les principaux types de surveillance des infections incluent la surveillance passive (déclaration obligatoire de certaines maladies), la surveillance active via des réseaux comme Sentinella pour les infections respiratoires, et la surveillance ciblée des infections nosocomiales par Swissnoso. Chaque type de surveillance a un rôle spécifique pour couvrir différents contextes et pathologies.
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) coordonne ces efforts, s’appuyant sur des partenariats avec des institutions comme les hôpitaux universitaires et les centres de référence. Une attention particulière est portée à l’harmonisation des méthodes pour garantir des données fiables et exploitables.